





Purification C'est un thème fondamental dans toutes les démarches de développement personnel entreprises dans le cadre d'une initiation traditionnelle, ou d'un baptême chrétien. A la base : un temple, siège de puissance divine et lieu de communion entre le néophyte et la divinité, d'une part, et un élément de la nature : eau, air, terre ou feu, d'autre part.
Ici, c'est la nature elle-même qui est un temple. En l'occurrence, un arbre dans toute sa splendeur. La base de son fût en est l'autel. La purification commence par un acte de communication/communion. Celui qui veut se purifier communique son nom à la nature, qui lui livre en retour une partie d'elle, sous la forme d'une écorce. Celle-ci est trempée dans l'eau. L'eau, identique à celle qui coule en l'homme comme en l'arbre établit la communion par aspersion du candidat à la purification, de la tête aux pieds. Les pieds nus sur la terre où s'enfoncent les racines de l'arbre, participent de la fusion par l'élément terre. A l'air libre, balayé par le même vent. Et le feu qui sèche, rechauffe et illumine achève le rite de purification avant que le candidat ne se pare des couleurs de la purification tirées elles-mêmes de la nature.
Ce rite de purification est un éloge vivant à la nature. Il développe la culture de "la nature sacrée". Il unifie, ce faisant, nature et culture.
Ce rite de purification pose un problème écologique fondamental : que vaut une purification par nature polluée ? Et dans nos villes où les arbres sont saccagés les uns après les autres, au nom d'une "certaine culture" quelle culture de purification developperons nous ?